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Hors Cadre Béziers

EXPOS

1/ 26 RIQUET

Situé en plein cœur de Béziers, au 26 allées Paul Riquet, l’immeuble dit « 26 Riquet », ancien hôtel particulier du XIXème siècle, est un lieu emblématique du patrimoine local. Après avoir accueilli l’hôtel consulaire puis des services municipaux, il a été acquis et réhabilité par le Groupe Mhodul en 2022.

Inscrit dans le programme « Action cœur de ville », le projet associe activités, commerce et logements, tout en préservant la qualité des espaces et la richesse des décors.

Pour le Festival HORS CADRE 2026, le « 26 Riquet » reçoit Claudine Costa-Pioch et Pascal Sentenac, deux photographes dont les regards interrogent la mémoire des lieux. Avec Le Temps suspendu, la première révèle la poésie silencieuse des bâtiments abandonnés, leurs matières patinées et les traces de vies passées. Dans Ex machina, le second explore les architectures de verre, où transparences, reflets et lumières brouillent les frontières du réel. Deux regards sensibles qui content les lieux et dialoguent avec le « 26 Riquet », mémoire vivante de ses usages et écrin de nouvelles histoires.

26, Allées Paul Riquet, Béziers / 26riquet.com

JEU. AU SAM. : 15H – 19H

VERNISSAGE LE SAMEDI 10 OCTOBRE, dès 18H30

CLAUDINE COSTA-PIOCH

EXPLORER LA MÉMOIRE DES LIEUX

La photographie est bien plus qu’une passion : elle est devenue, au fil des années, une manière d’observer le monde, d’en révéler les détails invisibles et de transmettre une émotion. Si elle explore différents univers photographiques, c’est dans les lieux abandonnés qu’elle trouve aujourd’hui son principal terrain d’expression.

Son travail s’inscrit dans une démarche sensible, où l’image dépasse le simple témoignage documentaire. Chaque photographie cherche à préserver la mémoire d’un patrimoine oublié tout en laissant une large place à l’imaginaire du spectateur. Derrière les murs décrépis, les objets abandonnés ou les jeux de lumière qui traversent les fenêtres, elle recherche avant tout la présence de l’absence : les traces discrètes des vies qui ont animé ces espaces.

Respectueuse de l’éthique de l’urbex, elle ne divulgue jamais l’emplacement des sites explorés afin de contribuer à leur préservation. Son regard se détourne volontairement du spectaculaire pour privilégier la poésie des lieux, la douceur des lumières naturelles, les matières patinées par le temps et les détails qui racontent encore une histoire.

Son approche privilégie une photographie sensible et contemplative. Plus qu’un témoignage sur l’abandon, ses images interrogent notre rapport au temps, à la mémoire et à la fragilité du patrimoine. Elles invitent le spectateur à ralentir son regard, à observer ce qui subsiste et à imaginer les histoires silencieuses que ces lieux continuent de porter.

Ses images ont été présentées lors de nombreuses expositions en Occitanie, où elles invitent le visiteur à ralentir, à observer et à porter un regard différent sur ces lieux oubliés qui continuent, malgré le silence, à raconter leur histoire.

« Photographier, c’est offrir une seconde mémoire à des lieux que le temps efface peu à peu. »

PASCAL SENTENAC

EX-MACHINA

Les cathédrales de verre des quartiers d’affaires incarnent un ici déterritorialisé et un maintenant intemporel.

L’être humain y constitue une sorte d’adjuvant, de variable, un passeur passant. L’apparente transparence des bâtiments y fait ricocher la lumière, floutant la frontière entre dedans et dehors, réalité et fiction, enfermement et espaces illimités.

Dans ce no man’s land conçu pour la gloire et le rendement une poésie pourtant, parfois vient se glisser. Un rayon de lumière ricochant sur les façades inscrit sur celles-ci un paysage.

Un jeu d’ombres, de reflets et de lumière transforme alors la réalité en songe, se joue des profondeurs et laisse les transparences raconter leur histoire.