EXPOS
Depuis de nombreuses années, dans son espace-atelier du centre historique, à mi-chemin entre La Madeleine et Saint Aphrodise, l’artiste peintre biterrois Michel GELLY propose à d’autres créateurs de partager son grand espace. Le lieu se métamorphose et s’adapte aux œuvres des artistes accueillis. Les habitués le savent, les curieux sont les bienvenus…
Pour cette troisième édition l’espace présentera deux univers photographiques, celui de Philippe Orreindy (14) et celui de Rizak Bradaïa (66). Des choix différents des années passées, voulus, assumés, cohérents. Offrir aux festivaliers nos choix, nos coups de cœur et partager, comme toujours des émotions… C’est notre ADN.
13, rue Casimir Péret à Béziers 06 81 41 64 98 / gellymichel13@gmail.com
DU MER AU VEN : 15h à 19h SAM : 10h à 19h DIM 11 OCT ET 1er NOV : 10h à 19h
Vernissage en présence des photographes : DIM. 11 OCT. dès 11h
J’ai une carrière d’auteur-réalisateur de documentaires et de fictions. Aujourd’hui, j’aborde le monde de l’Art avec un travail d’artiste plasticien photographe.
Mes premières séries d’œuvres, ElémenTerre, des paysages marins de Cabourg, sont des photos-sculptures composées de parties de photographies sur plaques d’aluminium, aimantées sur différents supports et interchangeables. En divisant mes photographies en plusieurs parties, je déconstruis ma vision horizontale de réalisateur pour créer des images verticales, métaphores des photographies prises par les Smartphones et diffusées sur les réseaux sociaux. Une réflexion sur le changement de perception du cadre (et de point de vue) au XXIème siècle.
L’exposition se présente sur 10 mètres linéaires :
Une œuvre originale ElémenTerre IV – Jeu n°2, photo-sculpture composée de 32 parties de photographies aimantées sur une plaque de plexiglass éco-responsable.
Dans la continuité visuelle, une installation, composée de trois tableaux, avec les mêmes 32 parties de photographies accrochées aux murs.
L’exposition forme ainsi une déconstruction ironique en abîme de mes premières séries ElémenTerre. Une sorte « d’explosion » d’une œuvre horizontale, en une multitude d’écrans de Smartphones. Cette explosion est une installation présentée comme une suite de photogrammes de cinéma.
L’héraldique est la science du blason et l’étude des armoiries. Bien au-delà d’un simple système décoratif, elle constitue un langage visuel permettant d’identifier des personnes, des familles, des corporations, des collectivités ou encore des États. Comme les drapeaux pour les nations, les armoiries transmettent une identité par l’image, grâce à un ensemble codifié de formes, de couleurs et de symboles.
Cette réflexion trouve un écho contemporain dans les marchés de nuit de « Baliqiao », à Pékin. Les camions ambulants y présentent des devantures singulières où graphismes, couleurs, matières et objets composent une véritable signature visuelle. Chaque étal semble refléter la personnalité de son propriétaire et devient une représentation graphique de son identité.
À travers cette mise en scène, le commerce dépasse sa seule fonction marchande : il produit un système d’identification immédiatement lisible, compréhensible sans recourir au langage. Comme les armoiries médiévales, ces compositions permettent de reconnaître, distinguer et mémoriser leurs détenteurs.
En rapprochant ces deux univers, ce projet interroge la permanence des langages visuels et montre que l’héraldique demeure, sous des formes renouvelées, un outil universel de représentation et d’identification.