EXPOS
Construit au XVIIe siècle et agrandi au XIXe siècle, l’Hôtel Fayet est l’un des joyaux architecturaux de Béziers. Attaché à la famille de Gustave Fayet, riche entrepreneur, collectionneur et artiste, l’hôtel fut transformé en musée en 1990 après l’acquisition de l’immeuble par la Ville en 1966.
Les remarquables collections beaux-arts de la Ville portant l’appellation « Musée de France » qu’il abrite sont en partie issues d’une donation de la Société archéologique de Béziers en 1859. Un de ses points d’orgue est constitué du fonds d’atelier du sculpteur biterrois Jean-Antoine Injalbert (1845-1933) donné en 1934 par sa veuve.
Les collections de peinture européenne contiennent des chefs-d’œuvre du Dominiquin, de Nicolas-Guy Brenet, de Raphaël Mengs, d’Alexandre Cabanel, d’Eugène Delacroix, de Théodore Géricault, de Raoul Dufy pour n’en citer que quelques-uns.
Le musée possède aussi un cabinet d’arts graphiques composé notamment d’un fonds de 600 dessins de Jean Moulin donnés par sa sœur Laure en 1975.
9, rue du Capus à Béziers — ville-beziers.fr/culture/musee-fayet
MAR. AU DIM. : 11h-18h – DU 9 AU 31 OCT.
VERNISSAGE : VENDREDI 9 OCTOBRE, dès 18H
Après avoir pris conscience du peu d’attention que je prêtais aux plantes, suite à plusieurs lectures scientifiques, j’ai voulu aller à leur rencontre, avant que le changement climatique ne vienne bouleverser leur existence.
La photographie était pour moi un moyen d’organiser cette rencontre alors j’ai commencé à prendre des images. La nuit.
La nuit parce que je voulais rencontrer des individus, et éviter de me perdre dans la végétation. En baladant un faisceau lumineux autour de moi, je cherchais ainsi des structures végétales qui semblaient se déployer dans leur environnement dans une série de mouvements similaires à des gestes.
Les images sont ensuite imprimées directement sur du Dibond, une plaque d’aluminium à la texture brossée. La silhouette blanche de la plante laisse alors apparaître le métal nu et des reflets lumineux se mettent à la parcourir dès lors qu’on y déplace son regard. La plante semble ainsi irradier, pleine de vie. Pourtant, elle me rappelle aussi, de par sa bi-dimensionnalité, les fossiles qu’on retrouve parfois dans la roche. Elle semble ainsi condenser deux mouvements contradictoires, tiraillée entre élan vital et pétrification immuable. Comme si la profusion des végétaux d’ici et maintenant était déjà prisonnière d’un futur annoncé.